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priere

 

 

L'être poètique, poèsie vive, se flash en prémonition,

débusque par ses mots,

chassant les multiples duplicités que fomentent les trafiquants,

qui, comme hommes qui pissent,

souillent de leur acide les pierres millénaires de la confiance bue

qu'ils érigèrent en mur.
Le trafiquant,

cet exploiteur de mots s'en va en être spéculant,

gâchant l'instant en sacrifice vain, crachant fiel et venin,

désavouant l'être propre en doute et en dédain,

duplicitant, revendiquant l'égo factice en image trafiquée et refaite,

en énormité qui croit se cacher derrière le masque

ridiculement étriqué de fausses vérités qu'il croit valorisantes.
Acculé au mur de la honte par le puissant lancier,

le trafiquant, comme un qui croyant brandir une lame invincible

vibre sa revendication sur son abdomen hypertendu,

néglige le revers de sa fausse médaille,

oubliant dans la parade le traître sphincter,

qui abandonné vagissant, noie le héros dans sa réalité nauséabonde.
L'être poètique, en transmission,

en procéance de l'invincible plénitude brute,

voit l'eau du ciel suivant l'éclair et le tonnerre,

en une puissante averse laver la fange.

Alors, le trafiquant s'envahissant de ce qu'il a de meilleur,

sans plus de peur, sans plus de ressentiment,

ploie devant l'immense amour, en rémission de l'arrogance vaine :
Un diadème sur son front ouvert,

où la lumière de l'amour aurait enfin sa chance

de se mouvoir en conscience, éclairant par la preuve le chemin.
La forêt reverdit, la femme danse dans l'herbe verte,

le timide escargot sort de sa coquille

et tous les oiseaux chantent l'hymne à la création.

                    

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